Le prix de l'excellence

Est-ce indécent ou réjouissant ? En cette période de crise ou les banquiers se font tirer les oreilles à force de trop rémunérer leurs traders, ou gagner trop d'argent dans un pays qui n'aime pas cela, est toujours suspect, dépenser 41 millions d'euros pour l'achat de 343 chevaux, quand bien même ils ont les meilleurs pedigrees du monde, pourrait apparaître quelque peu décalé. Et pourtant. Ce que les chiffres bruts ne révèlent pas dans leur étonnante froideur, c'est au contraire l'immense vertu que le cru 2009 des ventes de Deauville révèle. C'est-à-dire l'extraordinaire vitalité d'un secteur qui doit se réjouir de compter parmi les valeurs sûres de notre économie. Car derrière les nouveaux propriétaires qui ont beaucoup dépensé espérant trouver la perle rare...

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